Étude de cas · ATLR Paris · août 2026
Moins de dépenses, +38 % de ROAS : le flux produits qui a relancé Google Shopping

- +38 %ROAS
- -14 %dépenses publicitaires
- -20 %coût par acquisition
- 1,8×part d’impressions
Contexte
Comment un flux produits optimisé peut-il améliorer la performance de Google Shopping sans augmenter les dépenses publicitaires?
ATLR Paris est un détaillant multimarque de mode pour enfants de créateurs, sur Shopify, qui cible surtout le marché américain. Avec un catalogue varié (vêtements, chaussures, accessoires, jouets et livres), Google Shopping est le principal canal d’acquisition payante de la marque sur Google, géré par ADIGI360.
Au printemps 2026, la campagne Shopping dépensait une grande part de son budget sur des produits qui ne se vendaient pas. Le flux venait directement de Shopify, sans retouche : catégories approximatives, titres peu optimisés et étiquettes de 2022 encore actives. Cela créait trois problèmes :
- Du budget gaspillé sur les jouets : de février au début juin, la catégorie jouets a absorbé 15 % des dépenses (984 $) pour 281 $ de ventes, soit un ROAS de 0,3.
- Peu de visibilité sur les bonnes recherches : la campagne ne captait que 17 % des impressions disponibles et en perdait environ 60 % à cause du classement des annonces.
- Une rentabilité en baisse : le ROAS hebdomadaire est tombé entre 1,2 et 2,6 en avril et en mai.
La structure de la campagne, un seul groupe « tous les produits », n’était pas en cause : c’est la qualité du flux qui déterminait les produits que Google mettait de l’avant.
Stratégie
Remplacer le flux natif de Shopify par un flux optimisé dans DataFeedWatch, sans changer la structure de la campagne.
L’objectif était d’aider l’algorithme de Google à prioriser les produits les plus performants tout en réduisant le gaspillage sur les catégories moins rentables, sans augmenter le budget publicitaire. Le projet s’est déroulé en trois phases :
- Avril 2026, cadrage : une démo de DataFeedWatch le 13 avril, puis une séance de configuration le 29 avril.
- Mai 2026, construction du flux : le nouveau flux a été préparé dans DataFeedWatch à partir du catalogue Shopify.
- 4 juin 2026, bascule : le nouveau flux a remplacé l’ancien dans le même Merchant Center, avec les mêmes identifiants de produits, pour que la campagne garde son historique de performance.
Le nouveau flux a apporté deux changements concrets. D’abord, une classification plus fine : des catégories larges comme « chaussures » ou « jouets » sont devenues « espadrilles », « bottes pour bébés et tout-petits » ou « peluches », ce qui aide Google à associer chaque produit aux bonnes recherches. Ensuite, un flux plus propre : les anciennes étiquettes héritées de 2022, comme « google-summersale2022 », ont été retirées.

Résultats
Un meilleur ROAS, des coûts plus bas et plus de visibilité, en dépensant moins.
Après une période d’apprentissage de trois semaines, le ROAS hebdomadaire s’est stabilisé entre 5 et 7,6, contre 1,2 à 3 pendant la plupart des semaines d’avril et de mai. En comparant les huit semaines avant et après la mise en place :
- Le ROAS a augmenté de 38 %, de 2,80 à 3,86, alors que les dépenses publicitaires ont baissé de 14 %.
- La valeur des conversions a augmenté de 18 % malgré un investissement plus faible.
- Le coût par acquisition a baissé de 20 %, de 38,66 $ à 30,80 $.
- Le panier moyen a augmenté de 10 %, de 108 $ à 119 $.
- La part d’impressions Shopping a été multipliée par 1,8, de 17 % à 32 %, avec un budget plus bas.
Les gains viennent surtout d’une meilleure répartition du budget plutôt que de dépenses plus élevées. La part des jouets dans les dépenses est passée de 15 % à 3 % (leur ROAS est resté à 0,3), ce qui a permis de diriger plus de budget vers des catégories plus performantes comme les vêtements et les accessoires, dont le ROAS est passé de 5,1 à 5,9.
En tenant compte des effets saisonniers, l’amélioration incrémentale du ROAS est estimée à environ 28 %. Aux mêmes dates en 2025, le ROAS Shopping du compte n’avait augmenté que de 7 %; le gain net attribuable au flux est donc d’environ 1,38 / 1,07.
Méthodologie : les résultats comparent deux périodes de huit semaines de la même campagne Google Shopping, du 8 avril au 3 juin 2026 (avant) et du 4 juin au 30 juillet 2026 (après). La période se termine volontairement avant la vente éclair d’août et les changements de budget de septembre, qui auraient gonflé les résultats. Source : compte Google Ads d’ATLR Paris, rapports de campagne et rapports Shopping par catégorie de produits. Montants en dollars américains.
Conclusion
Sur Google Shopping, le flux produits, c’est le ciblage.
La performance de Google Shopping ne dépend pas seulement des stratégies d’enchères et des budgets : améliorer le flux a eu plus d’impact qu’ajouter du budget. Pour ATLR Paris, mieux décrire les produits a déplacé les dépenses des jouets qui ne se vendaient pas vers les vêtements et les chaussures qui convertissent, avec un meilleur rendement, des coûts d’acquisition plus bas et plus de visibilité, en dépensant moins. La performance s’est stabilisée à un niveau plus élevé après deux à trois semaines d’apprentissage.
Le travail continue. Les prochaines étapes : compléter les catégories de produits encore vides et segmenter la campagne par famille de produits pour un contrôle plus fin des enchères.

